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Publié : 7 juin 2014
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Salon du livre d’aventures : rencontre avec un auteur

Vendredi 4 avril après-midi, les élèves de 4e3 et 4e4 du collège Ariane ont visionné le film Une bouteille dans la mer de Gaza et ont pu poser des questions à la romancière Valérie Zénatti, qui a leur a parlé de son travail d’écriture, des personnages du roman et de l’univers dans lequel elle avait grandi. Les élèves, au cours de l’année, avaient étudié le Proche-Orient et notamment la Palestine un pays pauvre dans le cadre du programme de géographie de 4e.
Charlotte nous fait part des remarques faites au cours de cette rencontre.

I-Valérie Zénatti, sa vie

Ses parents vivaient en Algérie mais ils regagnent la France car l’Algérie devient indépendante en 1962. Ce sont des Pieds-Noirs ou des Français d’Algérie. La plupart d’entre eux vivait modestement. Ils émigrent ensuite vers Israël. La première année, il lui a fallu un temps d’adaptation donc elle n’a pas écrit dans son roman intime. Elle y vit de 13 à 21 ans, pendant l’adolescence. Elle fait son service militaire pendant 2 ans où elle est dans les services d’espionnage. Elle est allée quelque fois à la frontière israélo-palestinienne. Elle a écrit son premier roman à 29 ans, Une addition des complications. Elle n’a jamais assisté à un attentat mais elle a vu un accident mortel entre un camion et une moto. La mort surgit brutalement dans la vie quotidienne.

II-Le travail d’écriture

Ecrivain n’est pas un métier car cela ne s’apprend pas. Il ne faut pas obligatoirement écrire avec des mots soutenus car les personnages doivent vivre. Quand on écrit un livre, on se met dans la peau des personnages et on vit leur histoire. A la fin de l’écriture du livre, c’est difficile de ne pas être triste. L’auteur touche 7% du prix du livre. Valérie Zénatti a écrit des poésies et un roman intime. Quand j’étais soldate, est une autobiographie. Elle a mis 9 mois pour écrire le livre, Une bouteille dans la mer de Gaza. Cela fait 9 ans qu’elle a écrit ce roman mais il n’y aura pas de suite. Le lecteur doit imaginer la fin, cela s’appelle une fin ouverte. Le livre a une couverture neutre, c’est une volonté de l’éditeur. Ce livre est un succès car il y a eu plus de 20 traductions. Les prénoms Tal et Naïm n’ont pas été choisis au hasard : - Tal qui signifie rosée en hébreux (Valérie Zénatti aimait bien la sonorité)
-Naïm qui signifie paradis en arabe et agréable en hébreux (elle s’est inspiré d’un livre L’amant de Yeoshua)


III-Le conflit israélo-palestinien à travers les personnages de Tal et Naïm

Au XIXe siècle, l’Angleterre occupait la Palestine. Elle autorise les Juifs européens à revenir en Palestine. Ils créent Israël et chassent les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. En 1993, Yitzhak Rabin, premier ministre israélien sert la main de Yasser Arafat, chef de l’OLP (organisation de libération de la Palestine) à Oslo. En 1994, ils reçoivent le prix Nobel de la paix. En 1995, Rabin est assassiné par un colon israélien. Les Israéliens vivent dans la peur. L’attentat au début du livre s’est vraiment passé. Naïm a un ton ironique envers Tal. Tal, elle est plutôt naïve. Elle n’a pas les mêmes difficultés matérielles. Dans la scène du 31 décembre, on remarque la pauvreté de Naïm car Tal fait la fête avec sa famille alors qu’au contraire Naïm va se coucher et a son réfrigérateur vide.
Conclusion : le processus de paix entre Israël et la Palestine est interrompu.

IV-L’adaptation cinématographique

Valérie Zénatti a joué un grand rôle dans le film. Elle a participé à la réalisation, aux modifications et au casting des acteurs. Il y a des différences entre le film et le livre : leurs regards se croisent et le livre n’est pas abouti alors que le film, lui, a une fin. Dans le film, la scène du bus est remplacée par une pelleteuse. Tal et son amie descendent plutôt de leur bus car Tal pensait qu’il y avait un kamikaze. Elle a peur en permanence des attentats. Il y a un mur qui sépare les Palestiniens des Israéliens. Les Palestiniens doivent passer des check-points car ils doivent avoir un laisser-passer pour circuler.